Greta Fischer : Une héroïne méconnue de l’UNRRA et des enfants survivants de la Shoah

Introduction

Greta Fischer (1910–1988) reste une figure emblématique, mais trop souvent oubliée, de l’aide humanitaire après la Seconde Guerre mondiale.
Son engagement au sein de l’UNRRA (Administration des Nations unies pour le secours et la reconstruction) a marqué des centaines d’enfants survivants de la Shoah, leur offrant un espoir et une dignité retrouvés.

Une vie marquée par l’exil et la résilience

Née en 1910 à Budišov nad Budišovkou (alors en Autriche-Hongrie, aujourd’hui en République tchèque), Greta Fischer grandit dans une famille germanophone.
En 1939, elle fuit la Tchécoslovaquie pour Londres, échappant ainsi à la déportation qui coûtera la vie à ses parents à Theresienstadt.
Pendant la guerre, elle travaille dans des crèches britanniques, où elle se forme auprès d’Anna Freud, pionnière de la psychanalyse infantile.

L’engagement au sein de l’UNRRA

Dès la libération, Greta Fischer rejoint l’UNRRA et intègre l’équipe 182, chargée d’établir un centre pour enfants déplacés à Kloster Indersdorf, en Allemagne. Ce monastère, transformé en refuge, accueille des centaines d’enfants traumatisés, orphelins ou séparés de leurs familles. Greta Fischer y joue un rôle clé : elle écoute, console, et aide ces jeunes à surmonter leurs traumatismes, tout en documentant leurs histoires pour que le monde ne oublie jamais les atrocités nazies.

Un travail pionnier

  • Réhabilitation psychologique : Greta Fischer utilise des méthodes innovantes pour aider les enfants à exprimer leurs souffrances, souvent à travers le jeu et le dessin.
  • Témoignages : Elle collecte des récits et des photographies, aujourd’hui conservés au Musée mémorial de l’Holocauste des États-Unis, qui témoignent de la résilience de ces jeunes survivants.
  • Création d’un environnement protecteur : Le centre de Kloster Indersdorf devient un lieu de reconstruction, où les enfants reçoivent des soins médicaux, une éducation, et surtout, une écoute bienveillante.

Un héritage durable

Après la guerre, Greta Fischer poursuit son engagement en Israël, où elle travaille avec des enfants autistes et des orphelins.
En 2011, une école spécialisée à Dachau est nommée en son honneur, la Greta-Fischer-Schule, symbole de son dévouement pour l’éducation et la réhabilitation des enfants en difficulté.

Pourquoi se souvenir de Greta Fischer aujourd’hui ?

Son histoire rappelle l’importance de l’engagement humanitaire et de la mémoire.
À une époque où les conflits et les crises humanitaires se multiplient, son exemple inspire : l’empathie, la persévérance et l’action concrète peuvent changer des vies.


Pour aller plus loin


Le clown qui se nourrit de haine

Dans la littérature de Stephen King, il existe une créature qui hante les égouts, surgit dans les foires, prend la forme d’un clown ricanant et se repaît des peurs les plus primaires. Gripsou ne mange pas des corps : il consomme des émotions. La terreur est son carburant.

Mais la fiction a ceci de particulier qu’elle finit parfois par se glisser dans le réel.

Dans notre paysage politique contemporain, on peut observer une figure étonnamment similaire. Pas de maquillage criard, pas de ballon rouge, pas d’égouts humides. Le costume est plus sobre, la scène plus médiatique, mais la mécanique est la même. Là où Gripsou se nourrit de la peur, ce clown-là se nourrit de haine.

Il prospère sur la colère. Il la stimule, la caresse dans le sens du poil, l’attise comme on souffle sur des braises. Chaque polémique est une bouchée. Chaque clash est un festin. Plus le débat se crispe, plus il sourit.

Comme le clown de King, il ne crée rien de positif : il révèle et amplifie ce qui est déjà là. Les frustrations sociales deviennent des slogans. Les angoisses collectives se transforment en punchlines. Les divisions, en stratégie.

Il adore les projecteurs, car la lumière attire les émotions brutes. Il sait que l’indignation voyage plus vite que la nuance, que la simplification bat toujours la complexité, et que la haine, bien emballée, fidélise mieux qu’un programme.

Gripsou revenait tous les 27 ans. Celui-ci, lui, revient chaque semaine sur les plateaux, chaque jour sur les réseaux, chaque heure dans le flux d’actualités. Il n’attaque pas les enfants ; il infantilise les citoyens. Il ne fait pas peur dans l’ombre ; il crie en pleine lumière.

Et comme dans le roman, le danger n’est pas seulement le monstre lui-même, mais ce qu’il révèle de la ville qui le laisse prospérer. Une société fatiguée, nerveuse, prête à échanger le débat contre le spectacle, la réflexion contre l’invective.

La différence majeure, toutefois, est là : Gripsou était une fiction. Celui-ci ne l’est pas. Et la haine, contrairement à la peur, laisse des traces durables.

La bonne nouvelle, c’est que dans les livres de Stephen King, le clown finit toujours par perdre. Non pas parce qu’il est affronté par plus violent que lui, mais parce qu’on cesse d’avoir peur… et qu’on refuse de le nourrir.

À méditer.

La panne de Cloudflare : une preuve supplémentaire que la souveraineté numérique n’est plus une option

Le 18 novembre 2025, une gigantesque panne chez Cloudflare a paralysé une partie du web mondial pendant plusieurs heures. Plateformes de communication, services bancaires, applications d’entreprise, sites d’e-commerce, outils de gestion interne : pour beaucoup, le web s’est figé en plein milieu de la journée.

Même si l’incident a été résolu relativement rapidement au regard de l’ampleur du réseau, il a mis en lumière une fois de plus un problème connu mais souvent ignoré : notre dépendance excessive vis-à-vis d’un petit nombre d’acteurs américains pour faire fonctionner l’essentiel de notre infrastructure numérique.

Et cette dépendance représente un risque stratégique majeur.


Une panne qui rappelle l’interconnexion totale du web

Cloudflare n’est pas seulement un CDN ou un fournisseur de protection contre les attaques DDoS. Son réseau agit comme une colonne vertébrale pour une quantité impressionnante de services : DNS, proxy inverse, pare-feu applicatif, équilibrage de charge, optimisations de performance et même des solutions de sécurité pour entreprises et administrations.

Quand Cloudflare tousse, une partie significative d’Internet s’enrhume.

La panne du 18 novembre 2025 l’a montré de façon spectaculaire : même des organisations n’utilisant pas directement Cloudflare ont été affectées, simplement parce qu’un maillon de leur chaîne numérique dépendait de l’infrastructure du géant américain.


La souveraineté numérique : plus qu’un concept, un besoin vital

Depuis des années, experts et institutions alertent sur les dangers de cette centralisation. La souveraineté numérique, ce n’est pas uniquement un slogan politique : c’est la capacité pour une région ou un pays de maintenir ses services essentiels en fonctionnement, même lorsque des prestataires étrangers tombent, changent leurs règles ou deviennent la cible d’attaques.

Les dépendances actuelles créent trois risques majeurs :

1. Le risque systémique

Une panne chez un acteur mondial provoque des dégâts globaux. Plus le prestataire est incontournable, plus la panne est catastrophique.

2. Le risque juridique

Les données circulent via des infrastructures soumises à des lois extraterritoriales, parfois incompatibles avec nos réglementations locales ou nos exigences stratégiques.

3. Le risque stratégique

Sans maîtrise des outils, nous devenons vulnérables aux décisions commerciales, techniques ou politiques prises ailleurs.

L’incident de 2025 a été un rappel brutal : même une entreprise extrêmement robuste comme Cloudflare peut connaître des défaillances. Et lorsque cela arrive, tout un pan de l’écosystème numérique se retrouve suspendu.


Reprendre le contrôle : une question de résilience

La souveraineté en informatique ne signifie pas tout ré-internaliser. Elle implique plutôt :

  • diversifier les fournisseurs d’infrastructure ;
  • promouvoir des acteurs européens du cloud, du DNS, du CDN et de la cybersécurité ;
  • encourager l’usage de solutions open source ;
  • décentraliser les architectures pour réduire les points uniques de défaillance ;
  • développer des plans de continuité basés sur des briques maîtrisables.

Car un Internet résilient est un Internet distribué.

Georges-Louis Bouchez : un citoyen ordinaire qui parle comme s’il gouvernait


En Belgique, on pourrait croire que Georges-Louis Bouchez est partout : à la télé, à la radio, sur les réseaux sociaux…
Il commente tout, réagit à tout, s’impose dans chaque débat. Pourtant, il n’a aucun pouvoir exécutif. Il ne dirige ni le pays, ni une région, ni une commune.
C’est un citoyen lambda, sans fonction officielle, mais avec un micro géant. Et c’est là que le problème démocratique commence.


1. Un simple citoyen, mais une parole amplifiée

Comme n’importe quel citoyen, Bouchez a le droit d’avoir une opinion.
La différence, c’est que la sienne est reprise partout.
Alors que des millions de Belges pensent, critiquent et proposent sans être entendus, lui dispose d’un accès direct aux caméras et aux plateaux télé.
Sa parole personnelle devient une vérité politique, simplement parce qu’elle est prononcée fort et souvent.

Mais sur le fond, Bouchez ne parle pas en tant que décideur : il parle comme un commentateur.
Un commentateur avec beaucoup de visibilité, certes, mais sans aucune responsabilité réelle.


2. Quand le micro remplace le mandat

En démocratie, on distingue deux choses :

  • le pouvoir de parole, que tout citoyen possède,
  • et le pouvoir d’action, réservé à ceux qui ont été élus pour décider.

Bouchez n’a que le premier.
Pourtant, à force de parler, il donne l’impression d’avoir le second.
Cette confusion brouille la démocratie : on finit par accorder autant d’importance à l’opinion d’un président de parti qu’à celle d’un ministre ou d’un parlementaire.
Résultat : on écoute celui qui parle le plus fort, pas celui qui agit.


3. Les médias ont fabriqué un rôle qui n’existe pas

Le président du MR est devenu une figure politique centrale, non pas grâce à ses décisions, mais grâce à l’attention qu’il génère.
Chaque phrase est reprise, commentée, amplifiée — même quand elle ne s’appuie sur aucune action concrète.
Les médias, en quête de débats et de titres accrocheurs, ont contribué à faire de Bouchez un acteur qu’il n’est pas.
Et en le plaçant au centre, ils ont affaibli la place des vrais décideurs.

Autrement dit : on confond la présence médiatique avec le pouvoir réel.


4. Un déséquilibre dangereux

Quand un citoyen sans mandat occupe plus d’espace qu’un élu, quelque chose se dérègle.
La démocratie repose sur un principe simple :
-> celui qui décide doit rendre des comptes.

Mais Bouchez, lui, ne décide rien et ne doit rien à personne.
Il peut attaquer, contredire, se contredire même, sans jamais en subir les conséquences.
Ce pouvoir sans contrepoids, c’est l’inverse de la logique démocratique.


5. Et si chacun faisait pareil ?

Imaginons un instant que chaque citoyen s’exprime avec la même assurance que Bouchez, sans mandat mais avec certitude.
Ce serait la cacophonie totale.
Le rôle des institutions, c’est justement d’organiser la parole, de donner du poids à ceux qui représentent.
Quand quelqu’un comme Bouchez prend toute la place sans en avoir le mandat, il déforme le jeu démocratique et contribue à brouiller les repères entre opinion et décision.

Matthieu Pigasse vs Vincent Bolloré : deux visions de la richesse et des médias

Dans le paysage français des milliardaires, Matthieu Pigasse et Vincent Bolloré représentent deux modèles radicalement opposés. Tous deux ont bâti leur fortune dans des secteurs liés aux médias et à la finance, mais la manière dont ils utilisent leur influence révèle un clivage profond : culture et liberté contre contrôle et pouvoir.


Le parcours : humaniste ou conquérant ?

  • Matthieu Pigasse : banquier d’affaires formé à Sciences Po et à l’ENA, il a conseillé des États en difficulté et piloté des restructurations complexes. Mais au lieu de se contenter de la finance, il investit dans la culture et les médias, convaincu que la richesse doit servir la société.
  • Vincent Bolloré : héritier d’un groupe familial puissant, il a développé un empire logistique et médiatique mondial. Sa stratégie repose sur le contrôle, l’expansion agressive et l’influence directe sur les contenus et les rédactions.

Ici commence le clivage fondamental : Pigasse agit pour diffuser la culture et le débat, Bolloré pour accroître son pouvoir.


Les médias : indépendance ou concentration ?

  • Matthieu Pigasse : propriétaire de Le Monde, Les Inrockuptibles, Radio Nova et investisseur dans Vice France, il cherche à préserver l’indépendance éditoriale. Ses investissements financent la diversité culturelle et permettent à des voix nouvelles de s’exprimer.
  • Vincent Bolloré : via Vivendi, Canal+ et CNews, il exerce un contrôle éditorial fort, orientant les contenus et concentrant le pouvoir médiatique dans ses mains. La critique et la pluralité sont souvent limitées par l’impératif de pouvoir et de profit.

La culture : mécénat ou instrument de pouvoir ?

Pigasse, comme les mécènes de la Renaissance, investit dans des festivals (Rock en Seine, We Love Green, Eurockéennes) et des initiatives artistiques variées, permettant à la création et à l’expression de prospérer.
Bolloré, lui, privilégie une approche utilitariste : la culture est un outil pour consolider une image, orienter l’opinion et renforcer l’empire médiatique.

En résumé : Pigasse construit des cathédrales invisibles pour l’esprit, Bolloré érige des tours pour son influence.


Le paradoxe Pigasse

Matthieu Pigasse n’est pas exempt de contradictions. Banquier au cœur du système financier, il a contribué à des restructurations qui ont parfois pénalisé les plus fragiles. Mais contrairement à Bolloré, il cherche à réinvestir sa fortune dans le collectif, à défendre la liberté de la presse et à soutenir des projets qui enrichissent la société.

Bolloré, quant à lui, incarne la puissance brute : la richesse pour le contrôle, la culture et l’information au service d’intérêts privés.


Deux modèles pour la gauche

Ce face-à-face révèle un choix politique et moral clair :

  • Pigasse : capitalisme éclairé et mécénat civique, où l’argent devient un outil d’émancipation.
  • Bolloré : capitalisme autoritaire et médiatique, où l’argent sert à concentrer le pouvoir et à limiter les voix discordantes.

Pour la gauche, ce contraste est instructif. On peut critiquer Pigasse pour ses contradictions de banquier, mais on ne peut nier son engagement pour la culture, la liberté et la pensée critique. Bolloré, lui, incarne le type de milliardaire que la gauche dénonce depuis toujours : accumulation, contrôle et influence disproportionnée.


Le choix des cathédrales

Dans un monde où la richesse peut être un simple instrument de domination, Matthieu Pigasse rappelle que la culture et l’esprit critique sont des biens précieux, dignes d’être défendus par ceux qui ont les moyens de le faire.
Vincent Bolloré, par contraste, montre le danger d’un capitalisme sans contrepoids, où les médias deviennent des instruments de pouvoir.

En somme, face à face, Pigasse et Bolloré incarnent deux visions de la société : l’une tournée vers l’émancipation, l’autre vers le contrôle. Laquelle veut-on soutenir ?

Solayman Laqdim : la voix des enfants qu’on n’entend pas

Dans un monde où les discours politiques s’enchaînent plus vite que les actions concrètes, il existe encore des voix qui rappellent que la dignité d’une société se mesure à la manière dont elle traite ses enfants. Parmi ces voix, celle de Solayman Laqdim, délégué aux droits de l’enfant, résonne avec force et conviction.

Un rôle essentiel mais trop souvent méconnu

Le délégué aux droits de l’enfant n’est pas un poste symbolique. C’est un service de veille, d’alerte et d’action, au plus proche des réalités vécues par les enfants. Maltraitances, inégalités scolaires, pauvreté infantile, harcèlement, manque de logements décents : les équipes de Solayman Laqdim reçoivent, écoutent, accompagnent et transmettent. Leur mission est claire : faire en sorte que la voix des plus jeunes ne soit pas étouffée par les logiques d’adultes.

Un combat quotidien pour la justice

L’engagement de Solayman Laqdim ne se limite pas à publier des rapports ou à dénoncer des statistiques. C’est un travail de terrain : visites dans les institutions, dialogue direct avec les familles, écoute des enfants eux-mêmes. Sa démarche est politique au sens noble : rappeler que chaque décision publique – qu’il s’agisse de mobilité, de logement, d’éducation ou de santé – impacte directement la vie des enfants.

Le service, un bouclier contre l’injustice

Autour de lui, une équipe engagée agit au quotidien pour répondre aux appels, enquêter sur des situations complexes et proposer des solutions. Ce service, c’est le bouclier invisible des enfants : il intervient là où le droit est bafoué, là où l’intérêt supérieur de l’enfant est ignoré, là où l’indifférence des institutions fait des ravages silencieux.

Un message clair : écouter les enfants, vraiment

Solayman Laqdim rappelle avec insistance que les enfants ne sont pas seulement des bénéficiaires passifs de politiques sociales. Ce sont des citoyens en devenir, des personnes à part entière dont l’avis mérite d’être entendu et respecté. Donner la parole aux enfants, c’est préparer une société plus juste.

Pourquoi son action nous concerne tous

Ignorer la souffrance d’un enfant, c’est condamner une société à répéter ses fractures. Soutenir le travail de Solayman Laqdim et de son service, c’est choisir une société qui protège, qui répare et qui construit. Parce que les droits de l’enfant ne sont pas une option : ce sont les fondations mêmes de notre avenir collectif.

Christine Mahy : une voix incontournable contre la pauvreté

Il est des voix qui bousculent, qui refusent la résignation, qui rappellent sans relâche que la pauvreté n’est pas une fatalité mais une construction sociale et politique. Parmi elles, celle de Christine Mahy résonne depuis des années avec une force rare en Belgique francophone.

Secrétaire générale du Réseau wallon de lutte contre la pauvreté (RWLP), elle ne se contente pas de constater les injustices : elle les dénonce, les déconstruit, les met sur la place publique. Elle exige des politiques cohérentes, courageuses et justes, au service de celles et ceux que l’on invisibilise trop souvent : les personnes précarisées.


Une militante enracinée dans le terrain

Christine Mahy n’est pas une technocrate enfermée dans des bureaux feutrés. Elle va à la rencontre des familles, des travailleurs pauvres, des jeunes en errance, des personnes âgées privées de dignité. Son discours est nourri des témoignages de terrain, et cela fait toute la différence : elle incarne un pont entre les réalités vécues et les sphères de décision.

Dans une société où l’on parle de « coût » des allocations sociales mais rarement de coût de la pauvreté sur les vies humaines, elle rappelle que les droits fondamentaux ne se mendient pas : ils se garantissent.


Briser les discours culpabilisants

L’un des combats de Christine Mahy est de démonter les préjugés :

  • Non, les pauvres ne sont pas responsables de leur situation.
  • Non, il n’y a pas de « triche massive » sur les allocations.
  • Oui, les inégalités structurelles, les choix économiques et politiques fabriquent et entretiennent la pauvreté.

Elle s’oppose frontalement à la stigmatisation des allocataires sociaux, martelant qu’une société qui méprise ses plus fragiles se condamne à l’injustice et à la fracture sociale.


Une exigence politique

Christine Mahy est militante, mais aussi stratège. Elle pousse les gouvernements à inscrire la lutte contre la pauvreté au cœur des politiques publiques, pas dans les marges. Elle réclame des revenus au-dessus du seuil de pauvreté, l’accès effectif à la santé, au logement, à l’énergie, à l’éducation.

Elle n’hésite pas à dénoncer la violence institutionnelle d’un système qui enferme les gens dans des procédures humiliantes, qui soupçonne avant de protéger, qui contrôle avant de soutenir.


Pourquoi son combat nous concerne tous

La voix de Christine Mahy est précieuse parce qu’elle nous rappelle une vérité fondamentale : la pauvreté n’est pas une affaire de charité mais de justice sociale.

Son engagement nous invite à sortir de l’indifférence, à refuser la banalisation de l’exclusion. Car une société qui tolère que certains survivent pendant que d’autres s’enrichissent indéfiniment n’est pas une société démocratique mais une société fracturée.


Soutenir Christine Mahy, c’est soutenir celles et ceux qui refusent de disparaître dans les statistiques. C’est exiger une société qui place la dignité humaine au centre.

La Brabançonne à l’école, le drapeau dans la cour : quand le MR joue à « Vive la Belgique »

On les reconnaît, ces politiciens en mal de buzz : quand ils n’ont plus rien à proposer, ils brandissent un drapeau. Après les coupes sociales, les cadeaux fiscaux aux plus riches et les accords douteux avec les séparatistes, voilà que le MR découvre soudain… la Brabançonne.

Un élu bleu (Guillaume Soupart, conseiller communal montois et député wallon MR) veut imposer l’hymne national dans les classes – rien de tel que d’apprendre à des gamins de 6 ans une chanson qu’aucun ministre n’est capable de chanter sans bafouiller. Pendant ce temps, Valérie Glatigny rêve de drapeaux belges dans toutes les écoles, histoire que la pauvreté des budgets se cache derrière un joli tissu tricolore made in China.

Mais ne soyons pas naïfs : ce patriotisme de pacotille n’est pas une bouffée d’amour pour la patrie. C’est un cache-misère politique. On détourne l’attention, on joue les grands défenseurs de l’unité nationale, tout en serrant la main des extrémistes de droite qui rêvent de la détruire.

Ça sent fort le déjà-vu : « travail, famille, patrie ». Et comme toujours, quand on ressort les hymnes et les drapeaux, c’est rarement pour célébrer la diversité et la justice sociale. Plutôt pour préparer le terrain à la discipline et au conformisme.

En attendant, les enseignants tirent la langue, les élèves accumulent les retards, et les familles comptent leurs centimes pour acheter des fournitures. Mais bon, rassurez-vous : on pourra toujours chanter la Brabançonne à l’unisson devant un drapeau flambant neuf. Ça nourrit, ça soigne et ça instruit, paraît-il.

Le MR recale la taxe millionnaires et s’attaque aux malades : l’indécence à son sommet

C’est simple : le MR, c’est le parti des millionnaires et des rentiers. Point final. Ils viennent encore de le prouver en enterrant la taxe millionnaires, pendant qu’ils s’acharnent sur les malades de longue durée. On ne peut pas faire plus clair : protéger les riches, écraser les fragiles.

Millionnaires intouchables, travailleurs pressurés

Le MR défend les millionnaires comme on défend une espèce en voie de disparition. Ces pauvres multimillionnaires, déjà noyés dans leurs dividendes, leurs comptes offshore et leurs portefeuilles boursiers, seraient paraît-il « en danger » s’ils devaient enfin payer leur part.
Résultat ? Les grosses fortunes trinquent au champagne, pendant que les travailleurs paient la TVA, les accises et voient leurs salaires saignés par le fisc. Le MR, c’est l’État au service du capital.

Malades culpabilisés, punis, jetés

Et de l’autre côté, les malades de longue durée. Des gens en burn-out, atteints de cancers, brisés par des accidents ou des pathologies chroniques. Pour le MR, ce ne sont pas des citoyens en souffrance, ce sont des fraudeurs potentiels à punir.
Leur message est clair : si tu n’es pas productif, tu n’as pas ta place. Si tu es malade, c’est ta faute. On les culpabilise, on les traque, on les jette. C’est violent, c’est inhumain, c’est dégueulasse.

Le MR cogne toujours dans le même sens

Ils ne s’en cachent même plus :

  • Les millionnaires ? intouchables.
  • Les malades ? coupables.
  • Les travailleurs ? vaches à lait.

Le MR n’est pas un parti politique, c’est une agence de protection rapprochée pour grandes fortunes, un bras armé du capitalisme le plus brutal.

Trop, c’est trop

Il faut arrêter de tourner autour du pot : ce qu’ils font est une insulte à la dignité. Un crachat à la figure de celles et ceux qui triment, qui souffrent, qui galèrent. Leur obsession de caresser les puissants et d’écraser les faibles n’a plus rien de « réformateur ». C’est du pur mépris de classe.


👉 Le MR, ce n’est pas “Mouvement Réformateur”. C’est “Mouvement Rentier”. Et tant qu’on ne leur mettra pas un stop net dans les urnes et dans la rue, ils continueront à protéger les millionnaires et à piétiner les malades.

Ouin-Ouin et le SUV

Il était une fois, dans le royaume du Belgiquistan, un petit bonhomme toujours pressé de se faire remarquer : Ouin-Ouin. Il avait un SUV gigantesque, brillant comme un miroir, qu’il conduisait partout pour montrer à quel point il était… important.

Ouin-Ouin avait un secret : il adorait les histoires qui faisaient peur aux enfants sages. Ces enfants, qu’il appelait « antifascistes », construisaient des cabanes, chantaient, discutaient… bref, ils ne lui obéissaient pas.
— « Attention ! » criait Ouin-Ouin en vrombissant. « Vos cabanes sont dangereuses ! Elles pourraient devenir… des cabanes de gauche ! »
Et hop, il appuyait sur son klaxon, qui était en réalité le haut-parleur de sa stratégie favorite : le grand cirque médiatique.

Chaque fois qu’un enfant protestait, Ouin-Ouin sortait une nouvelle ficelle, qu’il avait apprise dans les manuels de son lointain cousin, Oncle Trumpet. Un jour il criait « Fake ! », le lendemain « Danger ! », et toujours avec ce petit sourire satisfait de celui qui croit avoir trouvé la recette du succès.

Mais le plus drôle, c’est que le SUV d’Ouin-Ouin n’avait jamais de carburant pour avancer : il tournait en rond sur la place publique, faisant beaucoup de bruit et laissant derrière lui… rien. Absolument rien. Les enfants, eux, continuaient leurs cabanes, construisant des ponts entre leurs idées et riant doucement de ce petit bonhomme qui se croyait un géant.

Finalement, Ouin-Ouin devint célèbre pour son vrombissement, sa peur des cabanes et ses histoires volées à Oncle Trumpet. Mais personne n’oubliera que derrière le klaxon et les paillettes, il n’y avait qu’un petit bonhomme perdu dans son énorme SUV.

Moralité : Quand on fait du bruit pour effrayer ceux qui construisent, on finit souvent seul… avec son écho.